La Corée du Sud crée un fonds de 3,5 milliards de dollars pour développer le secteur des semi-conduc
Le gouvernement sud-coréen a décidé d’allouer environ 3,52 milliards de dollars à un fonds destiné à soutenir les entreprises du secteur des semi-conducteurs. Le programme couvrira les fabricants de matériaux, de composants et d’équipements ainsi que les entreprises fabless. Ces fonds doivent accélérer la construction de nouveaux sites de production de puces et accroître les capacités de production nationales.
Le nouveau fonds se concentrera sur les entreprises qui développent des technologies et des produits nécessaires à l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement des semi-conducteurs. Le soutien bénéficiera notamment aux fabricants de matériaux, de pièces et d’équipements destinés à la production de puces, ainsi qu’aux entreprises qui conçoivent des circuits intégrés sans disposer de leurs propres usines.
La Corée du Sud prévoit également de lancer un programme de dix ans doté d’environ 705 millions de dollars. Son objectif sera de renforcer la coopération entre les grands groupes et les petits fournisseurs dans les domaines du développement, des tests et de la production de semi-conducteurs.
Ce programme s’inscrit dans le cadre de l’initiative annoncée en juin visant à créer des pôles sud-coréens dédiés aux semi-conducteurs. Dans ce cadre, Samsung Electronics et SK hynix, avec leurs fournisseurs et les autorités locales, doivent consacrer plus de 576 milliards de dollars à de nouveaux projets de production.
L’une des principales zones d’investissement se situe dans le sud-ouest du pays. Le gouvernement souhaite y créer un vaste complexe industriel regroupant des usines de production de puces ainsi que des entreprises fournissant les infrastructures nécessaires au secteur.
Les autorités souhaitent également accélérer les procédures administratives liées aux investissements. Le Parlement doit examiner cette année encore le projet de loi Mega Special Zone Act, qui vise à réduire les délais nécessaires à l’obtention des autorisations, à la réalisation des évaluations environnementales et à la mise en place des infrastructures indispensables aux nouvelles usines.
Le gouvernement de Lee Jae-myung considère le développement de l’industrie nationale des semi-conducteurs comme l’un des piliers de sa politique industrielle. Les autorités sud-coréennes estiment que les pôles de production existants à Yongin et Pyeongtaek ne suffiront pas à répondre à la hausse de la demande pour les puces utilisées dans les infrastructures d’intelligence artificielle.
Le nouveau fonds doit compléter ces investissements en apportant un soutien aux petites entreprises. La Corée du Sud cherche ainsi à renforcer les capacités de sa chaîne nationale d’approvisionnement en semi-conducteurs et à réduire le risque que l’augmentation rapide de la production des plus grands groupes dépende d’un nombre insuffisant de fournisseurs locaux.


