Pas d'accord entre Samsung et les syndicats. Le risque d'une grève générale s'accroît
Les négociations concernant les augmentations salariales réclamées par les employés de Samsung ont échoué, a rapporté l'agence Reuters. Ce conflit pourrait déboucher sur une grève de plusieurs jours à laquelle participeraient des dizaines de milliers de salariés. Le gouvernement sud-coréen met en garde contre ses conséquences potentielles sur l'économie et le marché des semi-conducteurs. Dans le même temps, la capitalisation boursière de Samsung a dépassé les 1 000 milliards de dollars.
Les négociations entre les représentants du syndicat des employés de Samsung Electronics et la direction de l'entreprise sont en cours. À l'origine, les discussions étaient prévues les 11 et 12 mai. Il était déjà clair à ce moment-là que si elles n'aboutissaient pas à un accord, les syndicalistes recourraient à leur arme ultime : ils lanceraient une grève générale.
Ce scénario devient de plus en plus probable. Tout cela en raison de l'absence de tout accord après deux jours de médiation menée par la commission nationale du travail entre les parties au conflit. Si aucune avancée n'est réalisée dans les négociations dans les prochains jours, une grève de 18 jours débutera le 21 mai.
Selon le syndicat représentant les employés de Samsung, jusqu'à 50 000 salariés de l'entreprise pourraient se joindre à la manifestation. Un tel scénario entraînerait des perturbations dans la production de mémoires DRAM et d'autres circuits utilisés notamment dans les systèmes d'intelligence artificielle.
Selon l'agence Reuters, la situation est grave et a déjà suscité une réaction des autorités à Séoul. Le Premier ministre sud-coréen Kim Min-seok a convoqué une réunion extraordinaire des ministres chargés de l'économie et de l'industrie. Le chef du gouvernement a ordonné de suivre de près la situation en raison des répercussions possibles sur l'économie nationale et a appelé à la poursuite du dialogue entre les parties.
Il convient de souligner le contexte général lié à la menace d’une grève générale chez Samsung. L’annonce d’un accord conclu entre la direction de SK Hynix et ses employés a été le déclencheur des manifestations. En septembre 2025, l'entreprise a accepté les revendications de ses propres syndicats concernant la réforme du système de rémunération, notamment la suppression du plafond des primes. Le succès des négociations chez SK Hynix a contribué à accroître le mécontentement chez Samsung et à augmenter le nombre d'adhérents aux syndicats.
Mais ce n'est pas la seule raison des tensions liées aux salaires et aux primes chez Samsung. L'entreprise connaît actuellement des résultats records, portés par l'essor des solutions d'IA. La semaine dernière, Samsung est devenue la deuxième entreprise asiatique après TSMC dont la capitalisation boursière a dépassé les 1 000 milliards de dollars.



